24 avril 2006

Web 2.0 = 1/20ème de revenu ?

Me voici donc de retour d'une semaine de vacances merveilleuses au Maroc et je vous invite à vous inscrire au service gratuit du New York Times pour profiter de cet excellent article sur MySpace, justement nommé : "se faire des amis était facile, faire de gros bénéfices est plus difficile"

Pour ceux qui refusent de se plier au marketing de recrutement du quotidien de la grosse pomme, voici ce que j'ai retenu :

> MySpace génére plus de 1 milliard de pages vues par jour
> MySpace possèce 70 millions de comptes actifs
> A ceux qui pensent que la solution par défaut pour monétiser ses pages reste les AdSenses de Google... sachez que MySpace a un problème que vous n'aurez probablement pas : son inventaire de pages vues est telle que même Google ne peut pas fournir de AdSense en nombre suffisant
> Si le Web 2.0 est pour vous le User Generated Content, sachez que la voie de monétisation par impressions publicitaires classique sera beaucoup plus dûre que vous ne l'imaginez. En effet, plusieurs articles sur MySpace et YouTube circulent pour confirmer que la monétisation des pages générées par des utilisateurs est tellement risquée par leurs contenus que les agences hésitent à deux fois. Pour rappel, le CPM moyen sur MySpace est de $0.1 !! Soit 20 fois moins que Yahoo! (et for the record, que musicMe :-))
> deux manières orginales de générer du revenu :
>> confirmée officiellement : faire des profiles publicitaires payant. Par exemple, un profile pour un hamburger que les membres de MySpace peuvent mettre en ami
>> non confirmée officiellement : faire payer la bande passante ou simplement les insertions de musique et vidéo directement aux producteurs. Intéressant. Très intéressant...

Enfin, à noter la définition de MySpace : L'anti-portail : l'inverse d'une page depuis laquelle tout part... pour arriver à des pages vers lesquelles tout arrive. Excellent...

Conclusion : comme toute (r)évolution sur Internet, il y a d'abord le pas vers l'utilisateur, souvent candide et dénué de réalité économique car quasi-gratuit. Le pas du produit.
Puis celui vers la monétisation, toujours empreint du désir de durée dans le temps par la promesse d'un équilibre financier. Le pas du business.

Le Web 2.0 cherche son deuxième pas, non ?

5 Comments:

Anonymous Emmanuel said...

Article vraiment passionnant comme on aimerait en voir au moins une fois dans la presse française ...
Ce qu'il y a d'amusant dasn le web 2.0 c'est qu'on redécouvre des problèmes connus depuis longtemps en particulier la difficulté de commercialiser une masse de sites et de contenus fortement hétérogènes. Les annonceurs sont réticents à juste titre, il est difficile, dans ce fatras, d'isoler une audience spécifique. pour cette raison tout le monde se tourne vers la mine d'or du profiling. Bizarrement le terme "marketing direct" n'est pas prononcé dans l'article alors que tout y mène. Je reste persuadé que le marketing direct est la vraie source de financement des environnements communautaires.

12:57 PM  
Anonymous Anonyme said...

Bonne analyse mais MySpace n'est pas représentatif du web 2.0 à lui tout seul non plus :-) d'autres modèles ont cours et parmi ceux çi on compte la vente de licences, les services premiums, les affiliations.

2:09 PM  
Blogger "Vinvin" said...

It was nice to meet you! :-)

Cyrille

11:47 AM  
Blogger Freddy Mini said...

likewise Cyrille. likewise :-)

7:45 PM  
Anonymous Jean-Baptiste Rudelle said...

Belle analyse. On voit qu'il ne suffit pas de produire des milliards de pages de contenu. Il faut aussi un outil pour en extraire les 10% qui sont pertinentes. C'est la conditions sina qua non pour rentabiliser ce flux.

3:17 PM  

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